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Wallarm, la start-up russe de protection informatique lève 2 millions de dollars

Wallarm, la start-up russe de protection informatique lève 2 millions de $



Née à Moscou et installée depuis un an à San Francisco, la société de protection informatique Wallarm vise surtout le marché américain. Partech vient de rentrer au capital avec d'autres fonds pour un investissement de 2,3 millions de dollars.


 


Partech vient de miser sur une start-up russe pleine d'avenir… aux Etats-Unis. Le fonds qui, au-delà de Paris et Berlin, dispose d'un bureau à San Francisco, a repéré Wallarm, une pépite née à Moscou et accélérée depuis un an par Y Combinator, le célèbre accélérateur de la Silicon Valley. Un gage de qualité pour Partech, qui, avec d'autres fonds, a investi 2,3 millions de dollars pour entrer au capital de la société, spécialisée dans les protections applicatives. « Wallarm est l'un des leaders sur ce secteur prometteur de la sécurité informatique. Nous voulons qu'il s'étende », confie aux « Echos » Reza Malekzadeh, l'un des partenaires de Partech Ventures basé à San Francisco : « Wallarm est d'origine russe, mais le premier marché de la protection, c'est aux Etats-Unis ! »

Ce tour d'amorçage, trois ans après les 500.000 dollars investis par le fonds russe Runa, doit permettre à Wallarm d'accélérer son expansion commerciale. Lancée en 2013 à Moscou, la start-up est installée depuis un an à San Francisco. L'essentiel de son équipe, 25 personnes dont les développeurs, est toujours basé à Moscou. Mais c'est le bureau californien qui, avec cinq employés chargés du marketing et des ventes, doit désormais s'étendre. « Dès le début, on voulait devenir global », raconte Stepan Ilyine, l'un des quatre fondateurs de Wallarm. « Nous avons commencé par aider des entreprises russes du Web à rendre leurs produits plus sûrs. Très vite, nous avons compris qu'il fallait des solutions plus larges pour protéger les sites Internet et les applications, analysant le trafic pour rendre les systèmes plus robustes. »

Wallarm ne publie pas ses chiffres mais assure avoir enregistré ses premiers bénéfices cet été après son passage par Y Combinator. Il compte aujourd'hui une centaine de clients, dans l'e-commerce, la finance, les médias, Internet… Plus de la moitié sont encore russes (Ulmart, Yandex…). Mais plus de 50 % des revenus proviennent déjà des Etats-Unis. Si le marché américain est sa priorité, l'entreprise a aussi lancé des projets pilotes en Allemagne, où elle espère signer ses premiers contrats prochainement avant une possible expansion en France et au Royaume-Uni.